Les peurs caractéristiques des enfants

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La peur est une réaction tout à fait normale chez les enfants.

Les peurs se développent chez les enfants à mesure qu’ils grandissent.

Ne vous inquiétez pas, sauf si la peur continue pendant une longue période de temps.
Si votre enfant montre une peur d’une intensité démesurée ou montre une sensation aigüe de souffrance, vous devez consulter votre médecin ou pédiatre. Sinon, vous ne devez pas donner plus d’importance aux peurs de votre enfant qu’elles n’en ont.

Les peurs caractéristiques des différents âges de l’enfance sont les suivantes:

La peur des étrangers apparaît autour de huit ou neuf mois, lorsque l’enfant commence à distinguer les visages et à faire la différence entre ceux qui lui sont familiers et ceux qui lui sont inconnus.

C’est une étape cruciale et absolument indispensable de son développement, une sorte de « gymnastique sociale » qui permet à bébé de reconnaître les personnes en qui il peut avoir confiance.

Vous pouvez l’aider en lui expliquant de façon très naturelle, par des mots ou des gestes, qui est la personne qui lui fait face ; celle-ci pourra, dans un deuxième temps, tenter une approche affective en prenant bébé dans ses bras, mais en veillant toujours à bien respecter sa réaction et sans jamais rien imposer.

La peur de l’obscurité est une angoisse ancestrale pour l’être humain et une crainte très répandue chez les enfants ; elle peut se manifester de différentes manières.

Les enfants développent la peur de l’obscurité à un âge précoce. Souvent, au moment d’aller se coucher, ils vous demandent de laisser la lumière allumée car ils ont peur qu’apparaisse un monstre ou qu’il y ait un fantôme sous leur lit.

Elle apparaît habituellement aux environs de deux ans et demi avec la sensation d’être dans un abîme d’où il est impossible de sortir (surtout chez les plus jeunes). Quand l’enfant est un peu plus grand, il imagine que d’hideuses créatures peuplent les ténèbres et donc l’obscurité de sa chambre.

Comment intervenir ?  Demandez à votre enfant de dessiner, sur une feuille blanche, les choses (objets ou personnages) qui lui font le plus peur dans le noir puis… brûlez le papier devant lui (en prenant bien sûr toutes les mesures de sécurité nécessaires) ! Par ce geste très fort et impactant, vous éliminez définitivement tous les monstres qui avaient envahi la page.

Cette crainte est accentuée par les phénomènes naturels tels que les tempêtes, la foudre ou le vent.

La peur des animaux est également très commune.

Certains enfants ont très peur des animaux, notamment des chiens de grande taille qui peuvent leur sembler agressifs.

Les contes mettant en scène des animaux sont bien évidemment très utiles, mais ce n’est pas la seule stratégie possible : vous pouvez aussi demander à votre enfant de se mettre à la place de l’animal et de vous raconter ce qu’il ferait s’il était un chien ou un chat.

Les enfants développent une peur qui peut sembler plus caractéristique de celle des adultes: la peur de mourir.

D’autre part, votre enfant peut commencer à paniquer pour ses résultats scolaires, en particulier au cours des premières semaines à l’école, quand il est difficile de se séparer des parents et qu’il a peur de ses camarades qu’il ne connaît pas encore bien.

Évitez les comparaisons avec les autres. Si ces comparaisons sont négatives, elles génèrent du ressentiment envers ses camarades qu’il prend comme exemple, parce que l’enfant se rend compte qu’il ne peut pas égaler le modèle proposé. Si les comparaisons sont positives, votre enfant se verra toujours forcé d’être à la hauteur de la situation et ne sera pas spontané.

L’autre crainte est la peur de la différence. Les enfants sont parfois effrayés par les personnes ou les situations qui ne leur semblent pas « normales » (des personnes déguisées par exemple).

L’astuce est de familiariser l’enfant tout petit, avec des mondes figuratifs différents, par exemple en lui montrant des contes illustrés de façon moins conventionnelle, comme les contes africains ou asiatiques par exemple.

Dès l’âge de huit ans, les enfants ont limité leurs peurs aux événements quotidiens (peur de se disputer avec ses amis, peur de tomber malade, de souffrir d’un accident ou ne pas obtenir de bonnes notes).

Il est possible que votre enfant soit paniqué à l’idée de monter dans un avion, qu’il ait peur de se blesser ou qu’il ne veuille pas aller chez le dentiste.

J’espère que cette synthèse des articles vous permettra de vous sentir moins seuls et moins désarmés face aux peurs de vos enfants.
Elles sont normales et les aident à se construire.

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