Article de presse : Comment bien punir ses enfants ?

Je partage avec vous un article déniché sur le site de Psychologies et rédigé par Anne Laure Gannac.

Oui, je l’avoue : je suis une maman qui punit !!! Mais je suis une maman qui a des remords après alors ce genre d’article était fait pour moi afin d’arrêter de culpabiliser et trouver les méthodes les plus adaptées.


Punition : rien que le mot fait peur, et pas seulement aux enfants. Pourtant, face aux désobéissances et aux caprices, souvent la sanction parentale tombe. Faillite d’éducation ou limite salutaire ? Le point sur la meilleure façon de poser les interdits.

L’ère des enfants rois

Aujourd’hui trop de parents ne savent plus punir leurs enfants.

Pourquoi ? Parce que le seul mot de punition sonne mal : avec ses relents d’autoritarisme, il nous ramène des décennies en arrière, quand fessées, claques, voire coups de martinets volaient pour presque rien.

C’était l’éducation à la dure, héritage d’une tradition séculaire n’accordant à l’enfant aucun droit, seulement des devoirs d’obéissance aveugle.

Depuis, des générations de spécialistes ont mis en avant l’influence de l’attention parentale sur le fonctionnement psychique et affectif de l’enfant.

Résultat : un assouplissement certain dans les relations parents-enfants, où l’amour a remplacé les principes de droit et de devoir. C’est ainsi que les enfants rois et leurs parents désarmés ont vu le jour.

La nouvelle génération de parents veut trouver un équilibre entre ces deux excès. Ils ont assimilé l’utilité du dialogue dans l’éducation, mais reconnaissent aussi la nécessité de savoir imposer des limites, sans lesquelles l’enfant devient tyrannique.

Un sentiment de culpabilité

Ce sentiment de culpabilité pèse surtout à notre époque, où une « hyperpsychologisation des liens et des comportements » a fait perdre aux parents leur confiance en eux.

La punition engendre la frustration de l’enfant, qu’il renvoie sous forme d’agressivité.

Agressivité que le parent a du mal à supporter, car il la considère comme la preuve d’un désamour.

Réaffirmer la règle

C’est oublier que le rapport d’éducation n’est pas un rapport de séduction.

L’éducation repose sur un système de règles qui doivent permettre à l’enfant de comprendre la différence entre ce qui est autorisé et ce qui est interdit et, par extension, entre le bien et le mal.

Or, une règle n’en est une que si elle est assortie d’une sanction en cas de transgression.

Mais si la sanction est le geste par lequel le parent vient réaffirmer la règle, cela sous-entend que celle-ci ait été posée au préalable comme étant un impératif. Le discours parental doit être sans ambiguïté. L’intonation, les regards et la gestuelle doivent aller dans ce même sens.

Ne sachant plus s’il a affaire à un souhait, à une demande ou à un impératif, l’enfant désobéit sans le savoir, et se sentira injustement puni.

Des punitions justement calibrées

Eduquer, c’est responsabiliser.

Les meilleures punitions seront donc toujours celles qui serviront cette responsabilisation.

Il s’agit d’inciter l’enfant à aller dans le sens d’une obéissance raisonnée.

Multiplier les menaces de punitions sans les appliquer c’est le meilleur moyen de ne plus pouvoir se faire obéir.

Ce principe implique que les menaces ne doivent pas être démesurées et qu’avant de poser la punition, le parent se soit assuré qu’il sera capable de l’appliquer.

A ces désobéissances « prévisibles » s’ajoutent toutes ces bêtises ou effronteries qui jouent avec les nerfs des parents ; ces moments où leur patience ne tient plus qu’à un geste retenu.

Or, si une fessée n’est pas dramatique, elle n’en reste pas moins une « mauvaise punition ».

Elle est un coup porté à un enfant : ce qui est naturellement condamnable.

Elle est un aveu de faiblesse : le parent montre qu’il n’a pas su se maîtriser, ce qui le dévalorise aux yeux de son enfant. Celui-ci en conclut que ses provocations peuvent l’emporter sur la force psychique de l’adulte.

Elle banalise la violence : l’adulte laisse entendre que frapper est le seul moyen de mettre un terme à un conflit, règle que l’enfant risque d’appliquer à son tour en optant pour des comportements violents.

Elle est humiliante : l’enfant se sent mal aimé, ce qui va se traduire par des attitudes toujours plus négatives, qui vont lui coûter d’autres fessées, etc. C’est un cercle vicieux qui appelle à toujours plus de violence de part et d’autre, et qui empêche la construction d’une bonne estime de soi chez l’enfant.

Elle est inefficace : si l’enfant lâche prise, c’est par peur, non par raison. Il n’en tire aucune leçon, et les causes du conflit sont toujours là, prêtes à produire une prochaine crise. Sous le coup de l’impulsion, le parent le mieux intentionné peut être amené à lever la main. Dans ce cas, une fois la crise passée, il est important de s’expliquer, sans se confondre en excuses : « Je ne voulais pas en arriver là, mais tu m’as poussé à bout. » Une phrase suffit pour insister sur la vacuité de ce geste. Elle apaise la relation, prouvant à l’enfant que la communication est toujours plus efficace que les coups.

La sanction réparatrice est la plus bénéfique, car elle confronte l’enfant à ses responsabilités : réparer un objet cassé, remettre de l’ordre dans une pièce dérangée, nettoyer un meuble sali…

Sauf que ce type de punition n’est pas toujours applicable : Dans les autres cas, il est important de choisir des punitions qui soient justement calibrées sur la faute. Autrement dit, ne pas réprimer de la même façon un retard, une insulte ou un mensonge : l’échelle de punition doit rendre compte de l’échelle de gravité des fautes et, indirectement, de l’échelle de valeurs posées par les parents.

Un ultime recours

A tout âge, les privations sont les sanctions les plus efficaces. Mais pas n’importe quelle privation : « Il faut viser des activités stériles (télé, jeux vidéo, sorties…) et non celles qui lui permettent de s’épanouir ou qui lui sont vitales (sport, art, nourriture).

Le but d’une punition est de soulager l’enfant d’une culpabilité ; il sait qu’il a mal agi et s’en veut. En fournissant un effort, il se débarrasse physiquement du poids de cette culpabilité.  Ces punitions sont surtout valables pour les enfants de plus de 5 ans.

L’essentiel est que la punition reste rare. Elle ne doit venir qu’en ultime recours, quand le rappel de la règle et les explications n’ont pas suffi. Sinon, le risque est d’entrer dans un rapport de conflit permanent où le parent sera contraint d’aller sans cesse dans la surenchère punitive.

Si la punition devient le seul moyen de se faire obéir, c’est que l’autorité n’est pas établie.

Cet article a permis de rendre plus de légitimité à mon autorité… J’ai pu voir que je punissais mes enfants à juste titre.

A la maison, pour mon petit pirate, hausser le ton ou le mettre au coin suffit.

Pour ma princesse, depuis qu’elle retourne chez son papa, c’est bien plus compliqué. Elle aime attiser le conflit… 

Et vous comment gérez vous les bêtises, débordements ou désobéissance de vos enfants ?

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2 réflexions sur « Article de presse : Comment bien punir ses enfants ? »

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