L’apprentissage de nos enfants

Je m’excuse, par avance, à celles et ceux qui vont sauter sur l’article en se disant « Youpi, des astuces !!! ».

Il s’agit loin de là d’un article où je vais pouvoir ramener ma science infuse, je suis plutôt dans le lourd dilemme de comment lui faire apprendre ses leçons et lui faire faire ses devoirs.

Cet article est surtout un exutoire qui me permet de partager avec vous les difficultés que je rencontre avec ma fille de 7 ans.

Ce matin encore sur le statut de ma p’tite tribu sur Facebook, on en parlait …. et ça me rassure sans me rassurer mais je ne suis pas la seule…

 

Mon petit bonhomme a entamé l’école cette année. Ce sont les grands débuts mais pour l’instant, la maternelle, la petite section, on ne se met pas d’impératifs… On est moins exigeant.

On l’était tout autant pour ma grande lors des premiers années de maternelle mais en avançant on en demande certainement plus.

 

Je me souviens de sa première année de maternelle avec une jeune maîtresse débutant qui adoraient ses élèves.

Elle mémorisait à une vitesse les couleurs, l’alphabet, les comptines, les pas de danses, commençait à s’inventer des histoires (comme son frère le fait actuellement). Elle a découvert la musique avec les rdv du mardi avec Mme Guitare (la maman de la maîtresse et responsable de chorale).

La deuxième année ça a été une catastrophe…

Une maîtresse qui avait repris le travail car son congé parental était fini et qui manquait ouvertement de dialogue avec les parents (elle rendait les enfants avec des bobo sans le signaler, elle n’a jamais fait une quelconque évaluation pour dire où les enfants en étaient). Même la classe n’était pas aménagée par rapport aux besoins des enfants.

Ma fille a perdu un an à faire des dessins.

Ma foi, ça a été rattrapé en changeant d’école et avec une nouvelle maîtresse qui débutait. Un pur bonheur cette maîtresse, elle les a bien préparé pour le CP.

Quand Camille est retournée chez son père après 5 ans d’absence, elle n’a pas pris la fuite quand je lui ai mis un mot dans le cahier en demandant de la voir. Elle a surveillé Camille pour voir si ça n’avait pas d’incidence sur son travail, l’a accompagné, a même prévu deux cadeaux pour la fête des papa et elle a pris l’initiative de faire un point avec moi pour me rassurer sur les retards que ma fille avait pu avoir l’année précédente et où elle en était désormais.

C’est toujours bon et rassurant. On est parti serein vers la grande école.

Et puis voilà l’année décisive : le CP…. une année charnière avec la lecture, l’orthographe, les calculs…

Une maîtresse qui à peine arrivée en classe, se met à pleurer parce qu’elle n’arrive pas à gérer les enfants.

Voyant que ma fille rencontrait des difficultés, j’ai voulu la rencontrer… j’ai eu droit à un mot sur le cahier m’informant que tout allait bien pour ne pas se mouiller et devoir dire quoi que ce soit sauf que je savais ouvertement que ça n’était pas le cas puisqu’elle était suivie par un psy.

Une semaine sur deux, avec les séjours chez son papa, c’était une catastrophe après…

Je ne remets pas en cause ses méthodes de travail puisque bien souvent elles sont imposées par l’académie et le programme de l’année mais la lecture a été compliquée quand on apprend à reconnaître les mots dans la masse sans les découper par son.

Les séances de devoir ont été compliquées quand je constatais que Camille avait pris les mots, la lecture par cœur mot à mot et au final ne savait pas les reconnaître si on les dissociait.

Résultat il a été une période où ça a été la guerre, étant exigeante avec elle. Et encore aujourd’hui, elle ne se sent pas à l’aise avec la lecture. Elle lit au ralenti, ne marque pas les ponctuations, n’utilise pas les bonnes intonations.

On a réussi à canaliser les tensions pour éviter qu’elle se braque lors des devoirs, apporter un peu de souplesse et lui montrer qu’on avait confiance en elle mais je pense qu’elle n’est pas elle même assez sûre d’elle.

J’ai tenté de lui acheter des livres rigolos pour lui donner l’envie de lire mais elle l’entame, limite par obligation, et puis après ça passe aux oubliettes.

On a remarqué aussi qu’elle lit sans chercher à retenir ni comprendre ce qu’elle lit. Si elle bloque sur un mot, elle va chercher un mot qui ressemble au niveau écriture ou le squizze complètement quitte à perdre tout son sens.

Elle n’a plus cette imagination d’enfant qui lui permettait de s’inventer de belles histoires et elle n’a pas matière à alimenter son imagination et sa curiosité puisqu’à part écouter des musiques sur sa ds et faire des dessins elle n’a pas concrètement de passe temps culturel.

Sur des exercices, où il faut formuler des groupes nominaux, elle ne sait pas apporter des caractéristiques permettant de créer des groupes de mots.

Une voiture ? Ben euh… Une grosse voiture rouge de course

Une sorcière ? Ben euh…. Une vilaine et hideuse sorcière

L’an dernier, quand elle a appris les différentes typologies d’écritures, elle s’appliquait et maintenant je trouve qu’elle écrit comme un cochon même quand je lui dis de s’appliquer et que je tente de lui faire plaisir avec des stylos de toutes les couleurs qu’elle peut utiliser à volonté quand on fait les révisions.

Quand je fais des dictées pour l’apprentissage hebdomadaire de nouveaux mots, je tente de faire des phrases qui la fassent rire un peu pour dédramatiser la contrainte des devoirs. Je lui donne des astuces pour retenir certaines règles pour les écrire.

Hier, pour les nouveaux mots en [wa] (son « oi »), une sorcière a mis les voiles sur un poireau et le roi a caché sa croix en bois dans une boîte dans son armoire.

Il y a tout de même du positif. En mathématiques, les additions et les soustractions c’est acquis.

On entame les multiplications et là c’est plus compliqué bien que ça soit du par cœur. J’ai tenté en chanson, en alimentant des tableaux, à l’oral, à l’écrit… je ne sais que faire.

Pour les thématiques sciences et autres, elle aime poser des questions, expliquer ce qu’elle a appris pour le reformuler (les poilus de la guerre 14, la solidification et gazéification de l’eau, les mines…) .

Le problème dans tous les cas, ce sont les évaluations… ça va du tout au tout…. un coup c’est bien, même très bien et le coup d’après c’est du grand n’importe quoi (les saisons, les expériences autour de l’eau).

Malgré tout je persiste, je ne perds pas confiance…. Je l’use je n’en doute pas mais je veux qu’elle y arrive !!!!

Alors je remercie la publication de ce jour de ma p’tite tribu parce que je me rends compte que ma fille n’est pas sans compétences….

Avec sa publication sur les intelligences multiples de l’école de tous les possibles, je me dis que Camille sait plein de choses et elle est intelligente à sa manière (dessin, chant, patinage artistique, apprentissage de l’anglais…).

Cet article m’a permis d’évacuer mes craintes par rapport à son apprentissage.
Peut être ainsi je rassurerai certaines mamans qui sont dans le même cas.

L’article est ouvert à la discussion avec les mamans qui le veulent pour s’épauler et se donner des astuces mutuellement.

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Une réflexion sur “ L’apprentissage de nos enfants ”

  1. Mais oui 😊 le but des intelligences multiples aussi c est d aider son enfant avec ces forces…si elle aime le dessin la musique elle peut apprendre en chanson ou autres 😊

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