Ces si beaux souvenirs d’enfance….

C’est en lisant l’article de No Mumy’s perfect hier que se sont entremêlés des souvenirs enfouis.

Ce sont des souvenirs si banals aux yeux des autres mais si chers à mon cœur. C’est un peu fouillis dans ma tête mais il y a certains événements dans ma mémoire qui reviennent comme si c’était hier.

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Je me souviens de certains moments de vie :

  • La communion d’une de mes cousines… Je devais avoir environ 3 ou 4 ans.

Elle se déroulait dans une toute petite salle des fêtes qui n’existe plus désormais dans le village de mes grands parents paternels.

C’était la plus grande des filles de mon oncle (le frère de ma maman), Aurore.

Je n’ai aucun souvenir d’elle en communiante mais je me rappelle de cet événement autour de certaines photos mais surtout d’une histoire très importante à mes yeux.

On avait installé mon arrière grand mère, Louisa, de 92 ans juste à côté de moi à table. N’ayant que très peu de dents, elle faisait le tri dans son assiette et mettait tout dans la mienne.

Je me souviens très bien des champignons de la bouchée à la reine qu’on nous avait servi en entrée.

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  • Le dernier repas qu’on a fait chez ma grand mère maternelle, Camille (prénom que ma fille porte).

Je n’ai pas d’autres souvenirs de repas chez ma grand-mère à part celui ci.

Il avait eu lieu au printemps peu de temps après le divorce de mes parents et peu avant le décès de ma grand mère.

Je me rappelle de la présence de ma mère, il me semble que quelqu’un d’autre y était présent mais je ne sais plus qui.

Il avait été très chargé et expéditif ce repas… je me souviens en avoir fait la réflexion en repartant de chez ma grand-mère.

On avait à peine le temps de finir notre assiette que ma grand-mère nous la rechargeait du plat suivant.

On avait un boeuf carotte.

  • Les mercredis chez ma « mémé » :

Après le divorce de mes parents et avant les années lycée, j’allais chaque mercredi chez ma grand-mère paternelle.

Une semaine sur deux, je devais prendre le taxi pour m’y rendre. (Aujourd’hui quand on y pense, je ne laisserai pas mon fils ou ma fille monter dans un taxi seul avec un inconnu avec tout ce qu’on voit).

J’avais plaisir de la découvrir installée à sa table de cuisine face à la porte d’entrée avec un grand sourire.

A chaque fois, une pièce de 10 francs m’attendait pour aller, au bar tabac du village avec ma copine, chercher un gros sac de bonbons.

Le mercredi midi, c’était toujours le même rituel : nouille trop cuite au gruyère râpé avec une escalope milanaise de veau.

Ma mémé avait de gros soucis de santé (polio, asthme, psoriasis), ne sortait jamais de chez elle mais elle connaissait tout le monde dans le village, était au courant de tout ce qui se passait dans le coin et était une vraie encyclopédie.

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Je me souviens de détails :

  • Les fourmis qui envahissait constamment la buanderie à l’entrée de la maison de ma grand-mère Camille.
  • Ma tante Chantal, trisomique, que ma grand-mère a eu courage à s’occuper jusqu’à ses derniers jours et qui se balançait dans son rocking chair en cuir dans la cuisine tout en coupant ses pages dans les catalogues de vente par correspondance.
  • Ce vieux fauteuil blanc où ma « mémé » s’assoupissait devant Pascal Sevran et la chance aux chansons.
  • Les chocolats de Pâques cachés tous les ans sous les lys dans le jardin de ma mémé.
  • Les toilettes à l’extérieur dans le bâtiment envahi par les toiles d’araignées et les mouches.

C’est tant de nostalgie d’évoquer ces moments mais c’est si bon à la fois.

Les êtres chers à mon cœur sont toujours là en moi !!!!

Et vous, vous rappelez vous de faits si banals de votre enfance mais qui vous touche tant quand vous les racontez ?

J’attends vos articles en chaîne sur le thème…

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